AFI-Clubs: Des suggestions et des propositions pour le meilleur du football

Photo de famille au terme de la réunion

La plateforme d’échanges voulue par l’AFI est en marche. Mardi soir, le représentant des joueurs ivoiriens et une quinzaine de clubs de la Ligue professionnelle (Ligue1 et Ligue2) se sont retrouvés, dans la salle de conférence du Stade Félix Houphouët-Boigny, pour établir le dialogue autour des quatre points inscrits au menu de cette rencontre : les rapports AFI-clubs, le contrat-type du footballeur professionnel, la gestion des litiges, la recherche de sponsors.

La plateforme d’échanges voulue par l’AFI est en marche. Mardi soir, le représentant des joueurs ivoiriens et une quinzaine de clubs de la Ligue professionnelle (Ligue1 et Ligue2) se sont retrouvés, dans la salle de conférence du Stade Félix Houphouët-Boigny, pour établir le dialogue autour des quatre points inscrits au menu de cette rencontre : les rapports AFI-clubs, le contrat-type du footballeur professionnel, la gestion des litiges, la recherche de sponsors. Dans une ambiance aseptisée et sans faux fuyants, les deux parties ont, durant plus de deux heures (jugées insuffisantes au final),
exprimé leurs opinions, évoqué des pistes éventuelles pour une meilleure collaboration. Si les clubs attendent de l’AFI qu’elle soit plus présente auprès des joueurs pour les conseils avisés, qu’elle s’autosaisisse de leurs problèmes pour prévenir des dérapages,  ils n’ont pas manqué de saluer l’idée de cette plateforme. « Cette rencontre est la bienvenue. Nous devons nous retrouver plus souvent, peut-être même à chaque pré-saison, pour appréhender ensemble les réalités des clubs et des joueurs », propose Laurent Boli, président délégué de l AFAD, qui mise énormément sur l’apport du président Domoraud Cyrille et ses collaborateurs pour l’ancrage du professionnalisme en Côte de Ivoire.  Aussi, dans leurs rapports de plus en plus cordiaux avec l’association, les clubs sont disposés, disent-ils, à signer, à terme, une convention avec l’AFI pour une gestion concertée et plus efficace des litiges avec les joueurs. Mais pas que. Car il y a, en outre, la question centrale des ressources financières qui a été longuement débattue. « C’est le nœud du problème. Par le passé, rien qu’avec les recettes des matches, on pouvait assurer les salaires et les primes. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Le boom des chaînes cryptées a déconnecté les Ivoiriens de leur championnat », déplore Koné Abackar, président du WAC. D’où la volonté, pour l’Association, d’envisager l’accompagnement des clubs dans la recherche de sponsors.
En la matière, l’AFI et les clubs sont convaincus qu’il faut, en amont, créer les conditions. A savoir: améliorer l’affluence des spectateurs dans les stades, accroître l’audience autour des retransmissions télé des matches du championnat et des clubs ivoiriens en compétitions africaines, encourager le retour des stars en Ligue1 au soir de leur carrière, développer des stratégies marketing innovantes. Tout cela soutenu, bien évidemment, par une volonté politique et un écosystème du football dénué des querelles de clocher. « Les clubs doivent être soudés et parler d’une même voix pour l’intérêt supérieur du football ivoirien », souhaite le président de l’AFI.  
Pour Domoraud Cyrille, qui s’est félicité de la présence remarquée des clubs à la plateforme d’échange, « ce cadre fédérateur et interactif doit en appeler d’autres, car c’est dans la discussion et les échanges constructifs que naissent les débuts de solutions aux problèmes. »
D’autres rencontres au cours desquelles, les clubs devraient se mobiliser davantage, ainsi qu’a plaidé Cissé Lobossina, président du Racing club d’Abidjan. Ce sera, par ailleurs, l’occasion d’approfondir la discussion sur le sponsoring mais aussi le contrat-type du footballeur professionnel qui semble diversement  compris par les clubs, pour l’instant.

MARTIAL GALE (AFI)
ABIDJAN, le 14 mars 2019

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